Vox Lux – Mostra 2018 – Compétition officielle

Star System

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Celeste, une jeune adolescente, survit malgré ses graves blessures à un massacre commis dans son lycée et fait peu après la une des médias grâce à une chanson qu’elle interprète lors d’une messe en hommage aux victimes. Remarquée pour ses talents vocaux, Celeste devient une pop star. Les années passent et  15 ans plus tard, on la retrouve au sommet de la gloire, avec à ses côtés, mais toujours dans l’ombre, une soeur qui lui écrit ses chansons.

Etonnant scénario que celui de Vox Lux, découpé en deux parties bien distinctes: démarrant à la manière d’un thriller évoquant un des nombreux drames survenus dans des établissements scolaires américains par la faute des armes à feu, il évolue ensuite vers une satire féroce du star system. De même, son personnage principal, Celeste, incarnée jeune par Rafey Cassidy et adulte par Natalie Portman, évolue elle aussi d’une adolescente équilibrée vers une chanteuse en vogue complètement pervertie par le système, devenue égocentrique, peu reconnaissante du travail accompli par sa soeur à son service et mère très peu responsable d’une jeune fille (incarnée par… Rafey Cassidy).

Nathalie Portman excelle en star capricieuse à qui on a envie de distribuer une bonne paire de baffes et Rafey Cassidy, dans sa double composition, laisse entrevoir de belles perspectives en tant qu’actrice.

Le réalisateur Brady Corbet a voulu décrire la violence de notre époque. Une violence aux visages multiples, tout comme son long-métrage en forme d’objet cinématographique curieux, forcément inégal mais qui mérite l’attention, même s’il a été accueilli assez froidement lors de sa 1e projection pour la presse à la Mostra.

Olivier Clinckart

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