The Painted Bird – Mostra 2019 – Compétition officielle

♥1/2

Un jeune garçon erre dans un pays d’Europe centrale ou orientale durant la Seconde Guerre mondiale va assister à des scènes d’une rare violence.

The Painted Bird restera incontestablement comme le film-choc de cette Mostra cuvée 2019. Adapté de L’oiseau bariolé, un roman supposément autobiographique de Jerzy Kosinski (un auteur controversé et accusé d’avoir inventé une partie de son histoire personnelle), le long-métrage de Vaclav Marhoul est une succession interminable d’horreurs les plus diverses. Pendant près de 3 heures, le personnage principal, un jeune garçon livré à lui-même, subit en effet de nombreuses exactions, avec en toile de fond les atrocités de la Seconde Guerre mondiale. Tout y passe, à un tel point que de nombreux spectateurs ont quitté la projection, choqués devant le spectacle qui se déroulait sur l’écran.

En fait, et c’est là que le bât blesse au sujet de The Painted Bird, la violence extrême du scénario peut déclencher deux réactions radicalement opposées: soit choquer profondément une partie du public, soit finir par susciter un rire nerveux devant une telle accumulation de séquences radicales qui font quasiment basculer le film dans le genre de l’horreur. Dans un cas comme dans l’autre, le réalisateur passe donc en partie à côté de son sujet à cause de cette surenchère. Hormis le récit proprement dit, il faut toutefois reconnaître la grande qualité de la photographie, assurément le point fort de ce Painted Bird qui, quelle que soit l’opinion qu’on peut en avoir, marque inévitablement les esprits de façon durable.

Olivier Clinckart

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