Coffret Steve McQueen

Des grandes enseignes telles que Fnac et Mediamarkt permettent régulièrement de dénicher dans leurs succursales belges quelques belles trouvailles, à l’instar de ce superbe coffret contenant 4 grands films interprétés par Steve McQueen: La grande évasion, Les sept mercenaires, La canonnière du Yang-Tsé et L’affaire Thomas Crown. Chacun de ces films est proposé en DVD et en Blu-ray et est agrémenté de plusieurs heures de bonus ainsi que d’un petit livret exclusif. Cerise sur le gâteau, le coffret contient également un livre consacré au célèbre comédien: pas moins de 190 pages de photographies réalisées et commentées par William Claxton (1927-2008).

Un coffret incontournable donc et ce d’autant plus au vu du prix ridicule auquel il est quasiment offert: 19,99 € chez Mediamarkt et -mieux encore- 15,99 à la Fnac! Pas de quoi hésiter donc pour courir en acheter un exemplaire, car à un tel prix, il y a fort à parier qu’il n’y en aura évidemment pas pour tout le monde!

Olivier Clinckart

Dunkerque

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Entre guerre et mer

Entre le 26 mai et le 4 juin 1940, l’évacuation des soldats alliés des plages et du port de Dunkerque a constitué un fait majeur des premiers mois de la Seconde Guerre mondiale. Alors que les opérations semblaient particulièrement mal engagées et que les Allemands encerclaient Dunkerque, ce furent finalement plus de 300.000 soldats alliés qui purent être sauvés. Il n’empêche: cette débâcle militaire laissa derrière elle de nombreuses victimes, ainsi que de lourdes pertes navales et aériennes.

C’est cet épisode pas forcément très connu du conflit que Christopher Nolan a choisi de raconter. Raconter, mais aussi -et surtout- montrer, grâce à une virtuosité impressionnante dans sa mise en scène. Celle-ci s’appréciera d’autant plus en format Imax, particulièrement immersif et qui plonge le spectateur au coeur de ces moments tragiques. Découpé en trois unités de temps (La jetée, une semaine – La mer, un jour – Le ciel, une heure), le récit offre donc plusieurs perspectives du même évènement.

La séquence d’ouverture est à elle seule révélatrice de ce qui va suivre: des soldats en pleine débandade courent pour essayer de survivre. Car c’est bien de cela dont il s’agit: tenter de sauver sa peau, ce qui n’est déjà pas si mal dans de telles circonstances. Les personnages de Dunkerque ne sont pas des héros sans peur et sans reproches, mais des hommes ordinaires tenaillés par la peur et confrontés à une situation dramatique. Ce qui nous amène inévitablement à ressentir de l’empathie à leur égard: ferions-nous autrement qu’eux si nous étions plongés dans l’horreur de la guerre, avec un ennemi à portée de tir prêt à nous bombarder ou nous mitrailler?

Parallèlement, la description de ces faits historiques se démarque des récits traditionnels qui s’attachent davantage aux épisodes victorieux des Alliés. Ici, ce sont les Allemands qui sortent -temporairement- vainqueurs, même si ceux-ci n’apparaissent jamais à l’écran (hormis quelques avions laissant voir furtivement le sigle de la Luftwaffe). Cette présence invisible rajoute un degré supplémentaire au sentiment d’oppression dont est imprégnée la pellicule.

« Pellicule » en effet, car le réalisateur a tourné son film en 70mm Imax et Super Panavision 65mm et a également cherché à obtenir une authenticité maximale en tournant à Dunkerque même et en faisant appel à des milliers de figurants et des vrais navires destroyers, plutôt que de les remplacer par de nombreux effets numériques. Un souci du détail qui renforce d’autant plus l’intensité du spectacle grandeur nature, lequel bénéficie également d’une bande sonore époustouflante qui se voit magnifiée dans le confort auditif d’une salle Imax.

Autant de commodités visuelles et auditives qui permettront d’apprécier pleinement cette leçon d’Histoire que le film revisite brillamment, tout en nous proposant en toile de fond une réflexion sur l’atrocité de la guerre et le nombre incalculable de destins qu’elle brise irrémédiablement.

Olivier Clinckart

 

Okja

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Tout est (presque) bon dans le cochon

Voici un film sorti le 28 juin 2017… mais que personne ne pourra aller voir en salles! Et pour cause: il s’agit d’une production Netflix disponible uniquement pour les abonnés de la plateforme vidéo. Les heureux spectateurs du Festival de Cannes auront néanmoins eu le privilège de pouvoir visionner Okja sur grand écran, puisqu’il y était présenté en Sélection officielle de la 70e édition. Avec, par la force des choses, une polémique à la clé: un long-métrage n’étant pas destiné à être distribué dans les salles obscures a-t-il sa place dans le plus grand festival au monde? « Oui » répondaient les organisateurs… avant de prudemment faire marche arrière pour décider finalement que, dès l’édition 2018, tout film qui souhaitera concourir en compétition devra préalablement s’engager à être distribué dans les salles françaises.

Coïncidence surprenante (ou acte de sabotage?), la toute première projection cannoise connut d’emblée un sérieux bug technique, le rideau cachant l’écran ne se levant pas totalement et obstruant ainsi la partie supérieure de l’image. Avec pour conséquence des huées s’élevant dans tout le Grand Théâtre Lumière. Pour ajouter à la confusion générale, certains spectateurs ne se rendirent pas tout de suite compte que les sifflets étaient destinés à ce couac de rideau, ce qui donna presque lieu à quelques empoignades dans ce lieu ô combien prestigieux!

Le temps que le problème soit résolu, il fut donc possible, dès la reprise, de revenir à de meilleurs sentiments en suivant le récit d’une belle histoire d’amitié entre une jeune fille et un cochon survitaminé issu d’une multinationale ayant développé une nouvelle race génétiquement modifiée de super-cochons. Lesquels sont placés pendant plusieurs années dans des « familles d’accueil » pour y observer leur développement.

Le message écologique et le pied de nez aux dérives des conglomérats de l’industrie alimentaire sont clairs comme de l’eau de roche dans cette histoire attachante qui n’évite toutefois pas les excès de naïveté et semble réservée en priorité au jeune public. Pour autant, le réalisateur Bong Joon-ho donne à ce spectacle familial une jolie dose d’humanité toujours bonne à prendre.

Olivier Clinckart

https://www.youtube.com/watch?v=D5unx939JXg

Viceroy’s House

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Diviser pour ne plus régner

Viceroy’s House,  ou Le dernier vice-roi des indes tel qu’il est exploité en France, était programmé hors compétition dans la Sélection officielle du 67e Festival de Berlin en février. Le film revient sur la période précédant la partition de l’Inde alors sous domination britannique, au moment où le dernier vice-roi des Indes, Lord Mountbatten (incarné par Hugh Bonneville à qui l’excellente Gillian Anderson vole la vedette dans le rôle de son épouse), arrive sur place pour mener le mieux possible cette transition qui promet d’être particulièrement complexe. Le pays tout entier ressemble en effet à une cocotte-minute où les Hindous, les musulmans et les autres ethnies sont prêts à s’affronter pour leur territoire respectif, alors qu’ils avaient coexisté pendant plusieurs siècles.

Le film Earth, qui remonte à 1998, avait déjà abordé cette thématique douloureuse. Vingt ans plus tard, les blessures demeurent profondes, et Viceroy’s House, même s’il manque de nuance, s’avère plus que jamais indispensable pour montrer à quel point les sombres intérêts géopolitiques peuvent briser des peuples entiers. Dans cette optique, le film dépasse ses frontières et prend un aspect universel. La réalisatrice Gurinder Shadha, dont la famille proche fut confrontée à cette tragédie, précisait son intention lors de la conférence de presse à Berlin: « Il est à présent temps d’avancer entre Indiens et Pakistanais, afin que le principe du ‘diviser pour mieux régner’ ne continue pas à gagner la partie. » Le travail à accomplir reste énorme, mais de tels longs-métrages ont le mérite de susciter le débat.

Olivier Clinckart

 

Visages, villages

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C’est la fête au visage

Présenté hors compétition au 70e Festival de Cannes où il a reçu un excellent accueil, le dernier film d’Agnès Varda (co-réalisé avec l’artiste plasticien JR) nous entraîne dans un joli tour de France en forme de jeu de piste, à la rencontre de visages que la vieille dame et le jeune homme vont superbement mettre à l’avant-plan. « Vieille dame » en âge peut-être (89 printemps bien sonnés), mais Agnès Varda n’a rien perdu de sa fougue créatrice, malgré le temps qui passe, la vue qui baisse et les souvenirs qui ont parfois tendance à s’entremêler. Empreint de poésie et d’une grande tendresse, Visages, villages nous offre des moments rares et plein d’humanité, au fil des rencontres que les deux complices provoquent au cours de leurs pérégrinations. Un documentaire profondément touchant et d’une belle imagination à voir sans hésiter.

Olivier Clinckart

https://www.youtube.com/watch?v=YlQ104-3XYs

 

Les Enfants Terribles

Alors que la 3e Nuit du Court s’est déroulée à Huy le 1er juillet, la 5e édition des Enfants Terribles se tiendra du 19 au 22 octobre 2017 au Centre Culturel de cette même ville. Ce festival est consacré aux premiers courts-métrages européens et fait donc office de belle rampe de lancement pour les jeunes cinéastes désireux de présenter leur travail au public.

Les inscriptions restent encore possibles jusqu’à ce samedi 15 juillet. Tous les détails et documents d’inscription sont disponibles sur le site des Enfants Terribles:

http://www.fidec.be/

La 85e session de Wallimage

Wallimage, le pôle régional wallon de l’audiovisuel, a pour mission de soutenir des productions qui investiront en Wallonie, ainsi que d’intervenir dans le capital d’entreprises novatrices spécialisées dans l’audiovisuel qui se créent, s’implantant ou se développent sur le territoire de la région wallonne.

Suite à la 85e session au cours de laquelle il a été décidé quels dossiers recevraient un soutien de Wallimage, le communiqué suivant a été publié:

http://www.wallimage.be/newsfile.php?lang=fr&id=810

Cinéma-Be, clap première!

Cinéma-Be, avec « Be » comme dans « Belgique » ou « Belgium » ou « Belgien » ou « Belgio » ou « België »… Bref un pays de cinéma qui se décline dans toutes les langues et qui a acquis depuis de nombreuses années ses lettres de noblesse parmi les amoureux du 7e Art.

Ce nouveau site offrira donc un regard 100% belge sur le cinéma, qu’il soit du plat pays ou d’ailleurs. Entrez dans la kermesse héroïque du cinéma vu de Belgique… Bienvenue sur Cinéma-Be!