Dolor y Gloria – Sélection officielle

♥♥1/2

 

Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

Difficile de ne pas voir dans le dernier film d’Almodovar un autoportrait du cinéaste, à nouveau convié à Cannes en Sélection officielle. En effet, le métier du personnage principal -incarné par un excellent Antonio Banderas- n’est autre que le cinéma et le scénario multiplie les réminiscences autobiographiques et les souvenirs d’enfance.

Dans des décors aux couleurs explosives comme il les affectionne, le réalisateur espagnol se révèle profondément touchant dans ce voyage intime qui propose une belle réflexion sur différentes thématiques nous plongeant dans les méandres du passé et le présent, avec un équilibre aussi subtil que permanent.

Olivier Clinckart